Résultat 1

Gestion durable des ressources côtières et de l'environnement

 

Objectif

Le suivi, la conservation, la valorisation & la gestion durable de la biodiversité côtière et marine & les ressources naturelles des zones côtières de l'Océan Indien du Sud Ouest sont améliorés.

 

Les consultations avec les Gouvernements, les bailleurs de fonds, les ONGs, et les principaux concernées, ont informé ProGeCo des attentes des pays partenaires, des projets existants et des besoins spécifiques dans le contexte des politiques existantes. Le Programme les a abordées autant que possible, selon les paramètres définis dans le Cadre Logique et les mécanismes financiers disponibles.

 

La collecte des données et sa transformation en information ont été confirmées comme une contrainte persistante à la gestion efficace et à l'exploitation des ressources marines côtières dans l'OIO et l'ESA. ProGeCo a donc supporté un certain nombre d'initiatives pour résoudre cette contrainte avec le gouvernement et les ONGs partenaires. Les interventions ont été autant que possible stratégiques et cohérentes avec d'autres projets et ont été intégrées dans les systèmes de gouvernances existants.

 

Des systèmes d'informations simples mais efficaces ont été développés et la collaboration entre les parties prenantes et à travers la région a été activement encouragée. Bien que quelques nouveaux outils aient été développés, les outils existants, trouvés soit dans la région ou venant d'ailleurs ont été employés. Afin de s'assurer de la pérennisation des actions, des équipements ont été achetés, des fonds opérationnels décaissés, le renforcement des capacités assuré et les compétences locales/régionales ont été employées dans la mesure du possible. La SIG a figuré dans un nombre d'initiatives de traitements de données (AMP) ainsi que dans certaines activités spécifiques des pêches.

 

Les AMPs ont été supportées au travers d'un Appel à Propositions concurrentiel, respectant les procédures de l'UE. Dix subventions pour un montant total de 675,298 Euros ont été octroyées à travers les 6 pays partenaires : Comores (1), Kenya(1), Madagascar (1), Maurice(2), Seychelles (3), Tanzanie (2). Il n'a pas été possible d'octroyer une subvention AMP à la Somalie en raison d'un manque de sécurité au sein de ce pays. La création de deux nouvelles AMPs a été appuyée avec succès à Madagascar et Tanzanie et une étude de faisabilité d'une troisième a été entreprise à Maurice.

 

ProGeCo a soutenu un nombre limité d'initiatives d'écotourisme en sus du tourisme durable, mais il a étendu l'activité 1.6 pour inclure la mariculture comme ressources alternatives à la surpêche. Le Programme a ainsi apporté une contribution majeure à cette nouvelle activité de subsistance au Kenya, Tanzanie et Madagascar et dans la moindre mesure à Maurice, Rodrigues et Seychelles. Et dans la mesure du possible essayé d'y promouvoir un fort partenariat avec le secteur privé.

 

La question de pérennisation des activités a souvent été soulevée lors de la mise en œuvre de ProGeCo et plus particulièrement dans l'évaluation à mi-parcours et encore récemment avec la fin du Programme. Mais la réalité est que beaucoup d'initiatives de ProGeCo requerront d'avantage de soutien dans l'avenir.

 

Ceci pour les deux raisons suivantes:

  • Tout d'abord les départements de la pêche et de gestion des zones marines et côtières font normalement face à de sévères contraintes financières, spécialement au niveau local où généralement les programmes décentralisés reçoivent un soutien financier inadéquat. Ceci est généralement exacerbé par l'incapacité des ministères à sécuriser des fonds nécessaires au cours des allocations budgétaires nationales. Par comparaison, les ONGs internationales qui jouent un rôle important dans la mise en œuvre des politiques gouvernementales, ont par comparaison des ressources financières abondantes à leur disposition.
  • Deuxièmement, il reste (malgré les efforts de ProGeCo) de nombreux programmes pré-existants et concurrentiels en termes de ressources humaines au sein des ministères. Il est probable que se soit simplement aussi le reflet des contraintes budgétaires auxquelles sont confrontés les gouvernements. Avec une rémunération relativement basse, souvent peu d'opportunités de perfectionnement professionnel et des budgets opérationnels inadéquats, les fonctionnaires font souvent face à un environnement de travail relativement ingrat. En revanche, les grandes ONGs (principaux « concurrents » scientifiques et de gestion marine dans la région) ont tendance à offrir un taux de rémunération plus élevé et des contrats permettant d'exiger de meilleures performances professionnelles.

 

En conclusion, l'augmentation de la collaboration et du partenariat entre les gouvernements et les ONGs est généralement un développement positif et devrait être promu bien qu'il y a peut-être des problèmes de gouvernances et de légitimités qui doivent être surveillés.

 

Le contexte budgétaire et par là les ressources humaines sont peu susceptibles d'être changées, dans le moyen terme, dans la plupart des pays du OIO/ESA. Mais les programmes financés par les bailleurs de fonds peuvent continuer à offrir des supports importants aux ministères. De tels programmes peuvent également renforcer les liens entre les employés du gouvernement et les ONGs (ainsi que d'autres organisations et individus) et ces liens peuvent améliorer le rendement des fonctionnaires et aider à la mise en place de la politique gouvernementale. Lorsque les gouvernements ont des augmentations de budget à court terme comme les prêts de la de la Banque Mondiale qui ont été attribués à la Tanzanie et au Kenya (évalués à plus de $ 100 millions) les partenariats développés ou facilités par les programmes comme ProGeCo peuvent améliorer l'utilisation de ces ressources éphémères.